Motion

Publié le par Fabien Buffeteau, élu CA

Motion
soutenue par l'AFEP et le CAU

présentée au
Conseil d’Administration de l’Université de Poitiers

réuni en séance plénière le 12 juin 2006

Relative au projet de loi n° 2986 sur l’immigration et l’intégration.



    L'AFEP, conformément au vote de son conseil d'Administration du 6 juin 2006, a élaboré une
motion relative à la loi dite "Sarkosy". Le rôle des élus a été de cibler ce qui portait atteinte à la
politique de relations internationales de l'établissement et avait des conséquences sur les
étudiants de l'université.

    L'UNEF avait également déposé un motion, mais Quentin Guillemain ne s'est pas déplacé et était
absent au Conseil d'Administration de l'université pour la soutenir. Cette motion, vague et
généraliste n'a pas été retenue par le Conseil d'Administration.

Ainsi, la motion suivante a été votée, avec deux voix contre (UNI - la droite universitaire ) et  trois
abstentions (dont l'élu et responsable d'Etudiants à Gauche (!?) Sébastien Aufort).

Voici le préambule et le corps de cette motion :

Le projet de loi relatif à l’immigration et l’intégration prévoit une mutation dans le rôle des Centres des Etudes en France, lié à la volonté gouvernementale d’une maîtrise accrue des flux migratoires (quantitativement et qualitativement), susceptible de porter atteinte à la liberté des Universités dans leur politique de relations internationales.

 


Les Centres pour les Etudes en France, lieux d’information et d’orientation des étudiants internationaux deviennent à travers le projet de loi un « centre de sélection » émettant des avis sur les candidatures, conformément aux nouveaux critères édictés par voie de circulaire par le ministère des affaires étrangères (projet d’étude, parcours académique et personnel, compétences linguistiques et les relations bilatérales ainsi que les intérêts de la France et du pays de l’étudiant étranger).

 


Le choix de la délivrance des visas long séjour ne serait plus lié à l’avis de l’établissement d’accueil (basé sur critères académiques) mais plutôt à celui du CEF. L’université perdrait ainsi la main sur sa politique d’accueil des étudiants internationaux, au profit du ministère des affaires étrangères (ministère de tutelle des CEF et consulat).

 


Motion à voter :

 

« Le Conseil d’Administration condamne l’amalgame effectué entre « étudiants internationaux » et « candidats à l’immigration » dans le projet de loi n°2986 relatif à l’immigration et à l’intégration. Les étudiants internationaux représentent plus de 15 % des effectifs des universités françaises et constituent une richesse culturelle et scientifique indéniable pour notre pays.

 

Les étudiants internationaux ne doivent aujourd’hui être victimes d’aucune sélection sur des bases géographiques, culturelles ou sur les relations bilatérales et les intérêts de la France  avec le pays d’origine de l’étudiant. Seuls les critères académiques doivent êtres pris en compte et relever de la seule compétence des universités.»

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Publié dans Université

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M
Hélas oui le risque pour les étudiants étrangers est très grand. Les étudiants étrangers étant maintenant considérés comme des immigrés. Ainsi Nicolas Sarkozy a d'ores et déjà dit qu'il fallait que beaucoup plus d'étudiants australiens viennent en France. Cela se fera au détriment d'autres étudiants dont le pays est considéré moins intéressant pour la France. C'est donc la diversité de nos campus qui est menacé et, malgré certains points très positifs qu'il ne faut pas oublier dans la loi, cette facette des choses est inquiétante. <br /> Ainsi un étudiant pourra se faire refuser une venue en France même accepté par une université sur ses résultats académiques. Ce qui est un comble quand même. On parle de faire venir des cerveaux mais ici on va en refuser aussi par pur intérêt immédiat et sans penser à plus long terme...<br /> Voila et si tu as d'autres questions n'hésite pas! ;)
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P
je pense que vous avez bien fait de privilégier une motion informative plutôt qu'une motion de pure opposition qui ne conduit à rien.Les étudiants étrangés sont ils réellement menacés par cette loi ignoble (=immigration sélective)?
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