Rejet du budget de l’Université de Poitiers : Les étudiants sacrifiés au nom du « Syndrome Poitou-Charentes »

Publié le par AFEP

Aujourd’hui, le Conseil d’Administration de l’Université de Poitiers à refusé d’adopter son projet de budget pour l’exercice 2007. Sur les 83 universités françaises, à ce jour, 3 seulement ont refusé leur projet de budget, dont deux en Poitou-Charentes (La Rochelle, Poitiers).

 

 Loin de nier la nécessité de voir l’Etat s’investir de manière plus importante dans l’Enseignement Supérieur, et réaffirmant sa volonté de voir aboutir le plus rapidement possible des réformes essentielles à l’évolution des Universités l’AFEP (Association Fédérative des Etudiants de Poitiers, membre de la FAGE) se demande si l’Université de Poitiers n’est pas victime d’un phénomène visant à généraliser le cas du Poitou-Charentes à la France entière, et ce, au risque de voir des étudiants sacrifiés sur l’autel du lobby présidentiel.

 

Avec pratiquement 14 Millions d’euros sous le matelas et considérée comme bonne gestionnaire par les services ministériels, l’Université de Poitiers n’est pas le parent pauvre de l’Enseignement Supérieur français : elle est la seconde après Toulouse 2 Le Mirail à toucher le plus de fonds, avec une rallonge budgétaire de 250 000€, et bénéficie d’autre part d’exonérations de cotisations sociales d’un montant d’environ 300 000€ pour 2007.

 

Pourtant, le Conseil d’Administration a refusé le budget 2007 de l’université pour la seconde fois consécutive. Sur les 42 élus présents (Directeurs d’UFR, représentants du personnel, représentants des étudiants), seuls les élus associatifs étaient là pour représenter les étudiants. 21 voix se sont prononcées en faveur du budget, 17 contre et 4 se sont abstenues. 22 voix suffisaient pour l’adopter

 

Si nous convenons que ce saupoudrage ne règlera en rien le problème du financement des universités, ce vote de contestation ne résoudra rien non plus : l’Université de Poitiers risque de passer à compter du 1 mars 2007, sous tutelle du Recteur, et perdre ainsi son autonomie. Le budget présenté était par ailleurs viable, grâce notamment aux fortes réserves accumulées, et malgré une gestion parfois plus qu’hasardeuse dans certaines composantes.

 

Ainsi, les élus de l’Association Fédérative des Etudiants de Poitiers (AFEP) condamnent ce refus qui n’a d’autre vocation que de stigmatiser l’Université de Poitiers, afin que celle-ci prenne place au cœur des débats présidentiels. Certains syndicats ont vu dans cette démarche un moyen de créer un « syndrome Poitou-Charentes », sans malheureusement se soucier de l’avenir des jeunes qui y étudieront en 2007, puisqu’au final, ce sont eux qui subiront un manque de moyens criant et en feront les frais…

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Publié dans Université

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F
Heu... Julien : quelle confidentialité du conseil ? On attend pas que des représentants étudiants ferment les yeux et fassent des cachotteries aux étudiants.  Ce n'est pas ma conception de la démocratie. La confidentialité à laquelles les étudiants doivent se tenir se limite à certains pans de leur action (sections disciplinaire, travail dans certaines commissions comme les moyens, informations qu'un étudiant en difficulté et faisant appel à eux peut donner sur lui même, etc.)Le seul qui soit soumis à une confidentialité, c'est moi vis-à-vis de l'équipe présidentielle à laquelle j'appartiens. J'aurais d'ailleurs pu me vexer quand j'ai appris que la plus grande partie des directeurs d'UFR croyaient que le communiqué de presse venait de moi. Je ne l'ai pas ouvert en CA du fait de la solidarité avec l'équipe présidentielle, ce n'était pas pour l'ouvrir dans les médias !Maintenant, pour le message du président, il parlait d'une initiative d'envergure nationale... qui n'a pas eu lieu ! Seules trois fac sur 85 n'ont pas voté leur budget ! Si la moitié des université n'avaient pas voté leur budget, là ça aurait été un message fort.
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C
ne serais pas comment le budget est utilisé et non pas le montant de l'enveloppe qu'il faut voir ??<br /> je suis trés proche d'un service dans une fac qui le dit clairement: "on finit les budget avec tous que l'on peut pour ne pas descendre l'année prochaine !!" !!! c comme ça que la fac de medecine a multiplié par 2,5 le nombre d'ordinateur en libre service alors que seulement 60% de l'ancien nombre etait utilisé ...<br /> était-il necessaire de changer tout les écran plat des salles info qui n'avait que 7 mois ???<br /> C pareil pour plein d'autre service qui gache de l'argent
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M
Je suis d'accord avec toi sur plein de points. On ne donne pas aux universités les moyens de faire son boulot.Mais est ce seul, isolée en Poitou Charentes que nous allons jouer les redresseurs de tort? A quelques mois d'une présidentielle il serait à mon avis plus efficace d'aller voir les présidentiables et leur expliquer cela aurait plus de sens. Mais après c'est une question de stratégie et de doser une prise de risque pour un résultat. Car pour moi on a ici une trop grande prise de risque pour un résultat qui va être nul...
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J
En qualité d'élu du C.A. je trouve qu'il est dommageable de violer la confidentialité du conseil sur le fond de roulement. De surcroit, il est surprenant de resteindre le raisonnement sur un argument (meme s'il est légitime) tout en évitant le sujet du manque de personnel iatoss qui est criant, la baisse du budget alloué vis-à-vis de la consommation des fluides. Il est clair que la gestion budgetaire intra-ufr est a remettre en question mais je crois que la solidarité est de rigueur dans cette situation, on ne la partage pas mais le message est clair, fort et bien relayé médiatiquement. Enfin, dernière critique, le budget est voté en 3eme lecture lors du CA du 19 Février, tout en rappellant que les doyens et les iatoss ont en très grande partie fait front commun pour dénoncer une situation malheureusement nationale. Souvenons du discours de Jean Pierre Gesson lors du premier CA de la rentrée, "il va falloir agir, lancer un message fort", l'avons nous oublié...
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